Voyageurs frustrés à l'aéroport de Montréal, voici la cause du problème
À l'aéroport Montréal-Trudeau, stationnements, navettes et files d'attente forment un cocktail explosif, causant frustration, retards et longues marches en plein hiver pour plusieurs voyageurs.
Depuis quelques semaines, se rendre à YUL ou revenir à sa voiture après un voyage est devenu un véritable parcours du combattant. Plusieurs parlent d'un chaos rarement vu.
Le problème touche surtout les stationnements éloignés, notamment ceux desservis par des navettes privées. Des files dépassant parfois 200 personnes ont été observées.
Des voyageurs ont même choisi de marcher près de 30 minutes, valises à la main, dans des conditions hivernales difficiles. Une situation qui en dit long.
La cause principale est bien connue, l'achalandage massif des Fêtes combiné à la fermeture du stationnement étagé complique sérieusement l'accès à l'aérogare.
À cela s'ajoutent plusieurs chantiers majeurs qui modifient constamment la circulation autour du site. Résultat, tout avance au ralenti.
Stationnements de YUL et navettes de Park'N Fly sous pression
L'expérience vécue par Stéphanie Reilly, agente de voyage québécoise, illustre bien l'ampleur du problème. Elle affirme n'avoir jamais vu une telle situation.
De retour d'Europe, elle s'est retrouvée coincée dans une foule compacte attendant une navette de Park'N Fly. Le minibus tardait à arriver.
Problème majeur, ces navettes ne peuvent accueillir qu'une quinzaine de personnes à la fois. L'attente devient rapidement décourageante.
Après plus de 20 minutes sans voir de navette, Stéphanie et ses parents ont décidé de marcher jusqu'à l'aéroport. Une décision prise par crainte de manquer leur vol.
La scène s'est répétée une semaine plus tard, même stationnement, même attente interminable. Cette fois, près de 40 minutes se sont écoulées entre deux navettes.
L'anxiété monte rapidement lorsqu'un départ approche et que le transport promis ne se présente pas. Le stress remplace vite l'excitation du voyage.
Pourtant, le service n'est pas donné. Stationner une voiture sept jours chez Park'N Fly peut coûter près de 250 dollars, taxes incluses.
Du côté de l'entreprise, on explique que les retards sont causés par les travaux majeurs autour de l'aéroport.
Les itinéraires imposés ralentissent fortement les navettes.
Même en augmentant le nombre de véhicules, la congestion demeure difficile à gérer pendant les périodes de pointe.
Les taxis et véhicules privés sont aussi touchés.
ADM Aéroports de Montréal reconnaît le problème et confirme que la capacité du débarcadère principal est actuellement insuffisante.
Des améliorations sont prévues, mais pas avant quelques années.
Les travaux, évalués à environ 10 milliards de dollars, devraient ultimement tripler la capacité du site.
D'ici là, la patience est de mise.
ADM recommande d'arriver au moins trois heures avant son vol et suggère l'utilisation du débarcadère Express au stationnement P4 pour éviter le pire.
En attendant, plusieurs voyageurs repartent avec le même constat, voyager à YUL durant les Fêtes demande désormais une solide marge de manoeuvre.
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| SONDAGE |
23 DECEMBRE | 64 RÉPONSES Voyageurs frustrés à l'aéroport de Montréal, voici la cause du problème Votre expérience récente à l'aéroport Montréal-Trudeau avec les stationnements? |
| Catastrophique | 24 | 37.5 % |
| Très frustrant | 13 | 20.3 % |
| Acceptable | 8 | 12.5 % |
| Sans problème | 19 | 29.7 % |
| Liste des sondages |